

L’ISDB débute solennellement l’année académique 2025-2026
Rassemblés dans la grande salle Marie-Auxiliatrice le vendredi 26 septembre 2025, les membres de la communauté académique de l’Institut Supérieur Don Bosco (ISDB) de Lomé ont célébré la messe de rentrée, acte symbolique d’un début d’année placé sous la houlette de l’Esprit-Saint. Ce temps liturgique marque officiellement le début d’une nouvelle année académique. La célébration eucharistique fut présidée par le Directeur académique de l’ISDB, le Salésien prêtre Eklou Kpossi Didier, concélébrée par une dizaine de prêtres. Dans son homélie, le Père Didier a exhorté toute la communauté académique au courage et à la persévérance dans le travail et à se concentrer sur l’essentiel, moyen idéal pour atteindre l’excellence comme le stipule la devise de l’institut : Usque ad verticem (Jusqu’au sommet). Il a souhaité une année « fructueuse et joyeuse par la grâce de Dieu et l’implication de tous ». A l’issue de la messe, le Père Bernard Gaba-Dovi, SDB, Représentant du Chancelier président d’honneur, a solennellement déclaré ouverte l’année académique 2025-2026 souhaitant lui aussi une fructueuse et belle rentrée académique à toute la communauté.
À la suite de la messe solennelle, il s’en est suivi dans les mêmes locaux, la leçon inaugurale, modérée par le Professeur Octave Nicoué Broohm (Président du Conseil scientifique et pédagogique), devant un parterre d’auditeurs composés des professeurs d’université et des étudiants. Le thème ayant orienté la réflexion est : « Les universités africaines face au défi de l’employabilité : quel avenir pour les sciences humaines et sociales ? ». Il a été présenté par M. Komlan AZIALE, Maitre de conférences en philosophie à l’Université de Kara (nord du Togo). Après le mot de bienvenue du Directeur Académique, l’orateur a, dans son propos, souligné l’urgence d’adapter la formation universitaire aux besoins réels des sociétés africaines et a appelé tous les acteurs de l’éducation à faire face à leurs responsabilités. Son constat part du fait que les sciences humaines et sociales sont accusées de ne pas apporter grande chose dans le développement des sociétés et sont par conséquent négligées au profit des sciences technologiques ou des sciences jugées plus adéquates pour faciliter l’intégration des jeunes sur le marché de l’emploi. Il y a, de ce fait, un échec des structures universitaires à former des ressources utiles. Après présentation de son argumentation, le conférencier pense qu’il faut une restructuration des offres de formation dans les universités surtout, repenser les sciences sociales et humaines afin de les transformer en outils de développement des sociétés africaines et de parvenir ainsi à la réduction de la crise de l’emploi. La qualité de l’analyse et la profondeur des arguments ont suscité un vif intérêt de la part des participants qui ont eu à faire beaucoup d’apports et à poser également beaucoup de questions. La leçon s’est conclue par une ouverture vers des pistes de recherche, ce qui pourrait alimenter les prochaines rencontres scientifiques du genre. La série des questions-réponses qui a suivi la conférence, a mis fin à cette journée marquant l’ouverture solennelle de l’année académique 2025-2026.
Fondé en 1986, l’ISDB est reconnu par l’État togolais et accrédité par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Il forme les étudiants en Philosophie (licence et master), Sciences de l’éducation (licence et master), Sciences et techniques de la communication (licence) et Communication et marketing territorial (licence et master). L’ISDB fait partie intégrante des instituts supérieurs et universités salésiens (IUS).
Salomé Djossou et Minavoa Thibaut









L’ISDB débute solennellement l’année académique 2025-2026