

Du 17 au 21 août 2026, le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba a accueilli une importante conférence consacrée à l’avenir de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels (EFTP) en Afrique. Organisée par la Commission de l’Union africaine, en collaboration avec Don Bosco Tech Africa (DBTA) et le Village d’enfants Selam, cette rencontre visait à accélérer la mise en œuvre de la Stratégie continentale d’EFTP 2025-2034, sous le thème : « Autonomiser la jeunesse africaine grâce à des systèmes d’EFTP harmonisés et renforcés ».
La rencontre, qui a réuni plus de 100 participants, a également servi de cadre à l’Assemblée annuelle 2026 des parties prenantes de DBTA. La Province AOS y était représentée par le P. Éric ASSOUMOU, Délégué provincial de la Pastorale des jeunes, et le P. Dominique Koffi HOUNSOUNOU, Délégué provincial des écoles techniques et professionnelles (P-TVET).

P. Éric ASSOUMOU et P. Dominique Koffi HOUNSOUNOU lors de l’Assemblée
Une rencontre orientée vers l’action
Les travaux se sont articulés autour de trois orientations : aligner, transformer et agir. Après une première étape consacrée à l’harmonisation des visions, les participants ont examiné les grands défis de l’EFTP, notamment la transformation numérique, les compétences vertes et les partenariats avec les entreprises. La conférence s’est conclue par l’adoption d’un communiqué final et d’un cadre conjoint de mise en œuvre entre l’Union africaine, DBTA et le secteur industriel.
L’Assemblée annuelle a ensuite permis d’adopter le Cadre d’action 2026, fondé sur huit priorités : gouvernance et coordination, financement durable, adéquation formation-emploi, amélioration de la qualité des établissements, inclusion et reconnaissance des compétences, transformation numérique et écologique, utilisation des données sur l’emploi et développement des partenariats et de l’apprentissage entre pairs.
Des progrès, mais des défis persistants
L’évaluation de la mise en œuvre des engagements de 2025 montre des avancées encourageantes, mais encore inégales. L’inclusion et le développement des compétences vertes figurent parmi les résultats les plus positifs. En revanche, la reconnaissance des acquis de l’expérience reste insuffisante.
Le financement demeure le principal défi : huit provinces sur neuf le considèrent comme un obstacle majeur. Par ailleurs, six provinces souhaitent renforcer les échanges d’expériences et l’apprentissage entre pairs afin de mieux partager les bonnes pratiques.
Le numérique comme levier de transformation
La transformation numérique a occupé une place importante dans les échanges. L’Initiative panafricaine pour la transformation digitale de l’EFTP a déjà permis de former plus de 900 personnes, d’accompagner 23 pays et de contribuer à la validation de 11 stratégies nationales de numérisation. L’objectif est d’accompagner, d’ici 2030, un pays africain sur deux dans cette transformation.
Former pour l’avenir de la jeunesse africaine
Au terme de cinq jours de dialogue et de travail collectif, la conférence d’Addis-Abeba a marqué une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la stratégie continentale d’EFTP. L’enjeu dépasse les cadres institutionnels : il s’agit surtout de donner aux jeunes Africains des compétences de qualité, adaptées aux besoins du marché du travail et capables de favoriser leur insertion professionnelle et leur autonomie.
Le défi est désormais de transformer les engagements pris en actions concrètes dans les centres de formation, les entreprises et les communautés, afin que l’EFTP devienne un véritable moteur de développement et d’emploi pour la jeunesse africaine.
P. Dominique Koffi HOUNSOUNOU (P-TVET).



Addis-Abeba – Conférence d’Addis-Abeba et Assemblée annuelle 2026 de Don Bosco Tech Africa